budget-en-baisse2Le 07 juin dernier, lors d’une réunion de consultation des organisations étudiantes, le ministère de la Santé a annoncé une augmentation de la cotisation à la sécurité sociale étudiante pour l’année universitaire 2010-2011, la fixant ainsi à 200 € contre 198 € pour l’année universitaire 2009-2010.

Le gouvernement vide les poches des étudiants !

Alors que les étudiants sont particulièrement frappés par les conséquences de la crise économique et que leur situation sociale s’est fortement dégradée (depuis 2001, les dépenses obligatoires ont augmenté trois fois plus vite que les aides), cette nouvelle augmentation de la cotisation à la sécurité sociale étudiante d’1% pèsera une fois de plus sur le budget des étudiants à la rentrée universitaire et sur leur capacité à poursuivre ou à faire des études dans de bonnes conditions. Alors que la situation sanitaire des étudiants se dégrade et que faute de moyens suffisants 23% d’entre eux renoncent ou reculent leurs soins médicaux, cette nouvelle augmentation risque de conduire à une nouvelle dégradation de leur couverture sociale.

L’UNEF met en garde Valérie Pécresse et exige la suppression des dépenses obligatoires

L’UNEF demande à la ministre de la santé de revenir sur sa décision et de geler la cotisation à la sécurité sociale étudiante pour 2009-2010.

L’UNEF met en garde Valérie Pécresse contre toute nouvelle hausse des dépenses obligatoires des étudiants, Valérie Pécresse qui sait s’indigner à juste titre au sujet de la hausse des tarifs des transports en commun en Ile-de-France mais qui pratique une politique de hausse des dépenses étudiantes obligatoires insupportables. Afin de faire face à l’urgence sociale et de rattraper la dégradation des conditions de vie étudiantes constatée depuis plusieurs années, l’UNEF demande la mise en œuvre d’un plan d’urgence sociale pour la rentrée, reposant sur le gel des dépenses obligatoires (frais d’inscription, ticket RU, sécurité sociale étudiante, loyers en résidences universitaires).

Les frais d’inscription remettent gravement en cause l’accès de tous au service public d’enseignement supérieur. En effet ces frais d’inscription obligatoires représentent une part importante du budget étudiant lors des rentrées universitaires. Ils remettent donc en cause l’égalité devant le service public, qui est pourtant censé être garanti par les principes fondamentaux de notre république, en opérant une importante sélection sociale. L’UNEF demande donc la gratuité d’accès à l’enseignement supérieur et exige de la minitre le gel des frais d’inscription pour la rentrée 2010-2011 comme mesure d’urgence.

Les tergiversations de Valérie Pécresse au sujet du 10ème mois de bourse qu’elle entend limiter à seulement 70% des boursiers ne sont pas acceptables. L’UNEF est plus mobilisée que jamais et demande à la ministre d’apporter au plus vite toutes les garanties nécessaires au versement du 10ème mois de bourse pour tous les boursiers en septembre prochain. L’UNEF, qui a réclamée ce 10ème mois depuis cinq ans, n’acceptera pas un 10ème mois de bourse au rabais.