photo-24 Ce 24 juin 2010, plus de 2 millions de personnes en France se sont mobilisées pour défendre nos retraites dont plus 120 000 personnes à Marseille !

L’avant projet de réforme des retraites que vient de rendre public le gouvernement confirme les inquiétudes exprimées par les jeunes et les salariés le 27 mai. Dictée par les marchés financiers, et reprenant à son compte la plupart des exigences du MEDEF, cette réforme, qui repousse l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans, représente un recul majeur du droit à la retraite pour les salariés.

En prétendant « sauver » les retraites par répartition pour les générations futures, cette réforme aura pour conséquence d’euthanasier la solidarité en baissant les pensions et en organisant un système solidaire a minima.

Les jeunes seront parmi les plus touchés par la réforme à venir.

Avec cette réforme, quel sera le niveau de retraite futur pour un jeune d’aujourd’hui avec un parcours professionnel « à trous » ? Quel sera le niveau de retraite de nos parents qui vont partir à la retraite dans les prochaines années ? Qui paiera pour leurs retraites : un système de retraite solidaire désormais a minima ou carrément leurs enfants? Cette réforme constitue une véritable double peine pour les jeunes : elle va les maintenir plus longtemps au chômage en début de carrière, et plus longtemps au travail pour toucher une retraite à taux plein. Elle les enferme dans l’incertitude et la peur du lendemain : déjà que les jeunes ne savent pas quand ils vont obtenir leur premier emploi stable, mais désormais ils ne savent pas non plus quand ils pourront s’arrêter de travailler pour toucher une retraite décente. Une politique qui permet aux 29% de jeunes actuellement au chômage d’accéder à l’emploi serait à l’inverse une réponse qui permettrait d’augmenter le nombre de cotisants et d’assurer le financement des retraites !

L’UNEF exige le retrait de cette réforme. Elle appelle les jeunes à se mobiliser contre un projet de réforme des retraites qui les pénalise durement aux côtés des salariés pour faire reculer le gouvernement.