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L’UNEF se félicite de la réussite exceptionnelle de la journée de grève et de manifestation du 7 septembre contre le projet de réforme des retraites. L’ampleur des manifestations dans le pays, qui ont rassemblé plus de 2,7 millions de personnes malgré un calendrier resserré, a contraint le gouvernement à effectuer dans la précipitation des annonces unilatérales qui ne modifient pas l’équilibre du projet, dont l’objectif est de faire reposer plus des deux tiers des sources de financements supplémentaires des retraites par répartition sur les salariés en repoussant l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans.

La participation importante des jeunes aux défilés du 7 septembre témoigne de l’inquiétude des jeunes générations face à l’avenir et confirme leur refus d’une réforme qui les pénalise durement, ainsi que l’ont démontré de récentes enquêtes d’opinion. Il s’agit d’un camouflet pour le gouvernement, qui prétend « sauver » les retraites par répartition au nom des générations futures. Les jeunes refusent que les régressions sociales se fassent en leur nom.

Cette réforme constitue une véritable double peine pour les jeunes : elle leur ferme aujourd’hui un peu plus les portes de l’emploi, et elle va les maintenir plus longtemps au travail demain pour toucher une retraite à taux plein. Elle les enferme dans l’incertitude et la peur du lendemain : déjà que les jeunes ne savent pas quand ils vont obtenir leur premier emploi stable, mais désormais ils ne savent pas non plus quand ils pourront s’arrêter de travailler pour toucher une retraite décente. Une politique qui permet aux 29% de jeunes actuellement au chômage d’accéder à l’emploi serait à l’inverse une réponse qui permettrait d’augmenter le nombre de cotisants et d’assurer le financement des retraites !

La jeunesse, qui subit collectivement les effets de la crise économique et la remontée du chômage, refuse que ses droits servent de variable d’ajustement, et que son avenir soit confisqué par des opérations comptables, comme elle l’a démontré en 2006 lors de la mobilisation contre le CPE. Elle attend au contraire que l’allongement de la durée de vie, comme l’allongement des périodes d’études, ne soient pas synonymes de régression sociale.

L’UNEF exige le retrait de cette réforme. Elle exige que toute évolution du système de retraite intègre la validation des années d’études et la prise en compte des périodes d’inactivité forcée dans le calcul des retraites, et notamment des périodes de stages, d’insertion, d’emplois précaires et de chômage non-indemnisé qui conduisent les jeunes à accumuler des droits à retraite très incomplets.

L’UNEF poursuit sa campagne d’information et de mobilisation des jeunes et appelle à signer massivement l’appel unitaire de 21 organisations de jeunesses « la retraite, une affaire de jeunes » (retraites-jeunes.net).

L’UNEF appelle les jeunes et les étudiants à se mobiliser contre un projet de réforme des retraites qui les pénalise durement.

L’UNEF appelle les étudiants à se rassembler à 12h30 mercredi 15 septembre devant l’assemblée nationale, et appelle à participer aux initiatives de mobilisation organisées ce jour dans tout le pays.

L’UNEF appelle les étudiants à se réunir en assemblées générales dans les universités afin de préparer leur participation massive aux manifestations du 23 septembre prochain aux côtés des salariés pour faire reculer le gouvernement.