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Le 23 septembre, les jeunes se sont saisis de l’enjeu des retraites en manifestant nombreux aux côtés des salariés. Malgré l’incontestable réussite des journées de mobilisation du 7 et du 23 septembre, le gouvernement continue d’afficher sa fermeté et refuse de répondre à la mobilisation. Par son attitude, il porte l’entière responsabilité de la poursuite de la mobilisation. Alors que s’ouvre le débat sur les retraites au Sénat, l’UNEF lance une campagne nationale afin d’amplifier la mobilisation des étudiants et d’exprimer les inquiétudes et aspiration des jeunes dans ce débat de société majeur.

Etudiant à 20 ans, chômeur à 25… et toujours précaire à 67 ans ? Non merci !

Le gouvernement pariait sur la résignation des jeunes pour pousser au fatalisme et imposer ses choix en matière de retraite : ce pari est d’ores et déjà perdu. 74% des 18-24 ans se déclarent désormais opposés au recul de l’âge légal de départ en retraite. Les « générations futures » refusent de servir d’alibi à cette régression sociale majeure, et ils ont bien compris que cette réforme sacrifie leur avenir en les enfermant dans la précarité et la peur du lendemain.

Une réforme qui pénalise les jeunes aujourd’hui…

Alors que les jeunes galèrent déjà sur le marché du travail avec l’enchainement des périodes de stages, d’intérim et les CDD, le report à 62 ans de l’âge légal de départ en retraite va accentuer le chômage des jeunes. En tentant de maintenir au travail deux ans de plus les salariés déjà en place, c’est près d’un million d’emplois qui ne seront pas libérés. Une solution existe pour assurer le financement des retraites : mettre au travail les 25% de jeunes aujourd’hui au chômage !

… et qui les enferme dans la précarité demain !

Le report à 62 ans de l’âge légal plonge également les jeunes dans l’incertitude. Alors que l’accès à un emploi stable se fait de plus en plus tard (27 ans en moyenne), le report de l’âge légal de départ va conduire les jeunes à travailler jusqu’à 67 ans pour espérer percevoir une retraite décente !

Alors que par nos études et nos qualifications, nous participons à l’effort de production de richesse, nous devrions accepter le chômage en début de carrière, et nous n’aurions aucun droit à la retraite futur ? C’est inacceptable. Les jeunes refusent que la précarité soit un horizon indépassable. Ils refusent la perspective de vivre moins bien que leurs parents. Ils refusent cette réforme qui sacrifie leur avenir.

L’UNEF appelle les jeunes à se mobiliser pour défendre la retraite à 60 ans

Pour garantir le droit à une retraite à taux plein à 60 ans pour les jeunes, l’UNEF réclame :

-  La prise en compte des années d’études et de formation dans le calcul des retraites. Faire des études ne doit pas être pénalisant !

-  La validation des périodes d’inactivité forcée dans le calcul des retraites, et notamment des périodes de stages, d’insertion, d’emplois précaires et de chômage non-indemnisé qui conduisent les jeunes à accumuler des droits à retraite très incomplete

L’UNEF appelle les étudiants à se mobiliser massivement contre cette réforme des retraites, notamment en manifestant aux cotés des salariés les 2 et 12 octobre prochain.


L’UNEF appelle tous les étudiants à organiser la mobilisation dans les universités contre une réforme qui fera de nous des chômeurs à 25 ans et des précaires à 67 ans.


L’UNEF appelle tous les étudiants à se réunir dès cette semaine en assemblées générales dans les universités afin de mettre en place des actions militantes et des rassemblements.

Ensembles, jeunes et salariés, nous pouvons faire reculer le gouvernement, rendez vous :

A la Manifestation Samedi 2 Octobre à 14h30 à Marseille Place Castellane suivie du Meeting au Vieux Port de l’Intersyndicale CGT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, UNSA, UNEF, SOLIDAIRES, CFDT