A la rentrée universitaire nos nouveaux cours, notre calendrier ou la date des premiers examens ne sont pas nos seules préoccupations. Après avoir payé les frais d’inscription, la sécurité sociale, la caution pour le logement et les fournitures, notre porte monnaie est déjà bien vide… et ce n’est que le début. L’enquête annuelle de l’UNEF sur le coût de la vie étudiante a ainsi révélé que le coût d’une année d’étude va augmenter de 3,7%. L’alimentation, le loyer, les vêtements, le téléphone, la connexion internet sont autant de dépenses mensuelles indispensables qui nous coûtent de plus en plus cher.

Comment dépenser autant chaque mois lorsque seulement 20% d’entre nous sont boursiers et que les bourses ne dépassent pas les 460 euros ? Pour répondre à ce problème, l’UNEF s’est saisie dès cet été du changement de pouvoir politique afin que des mesures immédiates soient prises pour les boursiers. Ainsi, nous avons obtenu du nouveau gouvernement une revalorisation des bourses de 2,1%. Forts de cette avancée, c’est maintenant qu’il faut aller plus loin en changeant ce système d’aides sociales injuste qui exclut 80% des étudiants. La première des batailles est d’imposer que les élections étudiantes du CROUS au mois de novembre débouchent sur des négociations sociales. Pour cela nous devons nous faire entendre. L’UNEF lance dès cette rentrée une pétition nationale pour la mise en œuvre d’un plan d’action sociale étudiant. Ce que nous demandons, c’est une réforme du système de bourse pour que les étudiants aidés soient plus nombreux et ne soient plus obligés de faire des petits boulots pour financer leurs études.

Le coût de la vie étudiante en augmentation !

Cette année, les étudiants voient leurs dépenses augmenter deux fois plus vite que le reste de la population (+3,7% contre 1,9%, selon l’INSEE). Concrètement être étudiant, c’est devoir payer 393 euros pour une simple inscription à l’université, 496 euros par an pour manger au restaurant universitaire et entre 250 et 400 euros pour son titre de transports. A cela s’ajoutent les frais les plus lourds : le logement qui peut aller jusqu’à 700 eurosselon le lieu de vie et les produits de première nécessité (alimentation, vêtements…) dont le coût dépasse les 300 euros par mois. Au total, la facture peut rapidement s’élever à plus de 1000 euros par mois. Et qui nous aide à subvenir à nos besoins ?

Face aux galères, 3 choix s’offrent à nous :

Compter sur l’argent de nos parents
Pourtant, l’augmentation du coût des études et la crise économique ont rendu plus difficile pour nos familles de prendre en charge nos dépenses étudiantes. De plus, dépendre financièrement de nos parents implique souvent des contraintes dans nos choix de vie (vivre en couple ou non, orientation sexuelle…) ou d’études.

Dépendre de petits boulots au détriment de nos études
Faute de pouvoir compter sur le système d’aide sociale, beaucoup d’entre nous sont contraints de travailler à côté de leurs études. Le salariat étudiant est pourtant la première cause d’échec à l’université. Les heures travaillées sont des heures qui nous manquent pour aller en cours, réviser ou effectuer un devoir.

Pire encore, renoncer aux études
Moins d’un jeune sur deux accède ainsi à l’université et moins de 40% des jeunes arrivent jusqu’au diplôme. La première raison est le coût des études et la difficulté de cumuler salariat étudiant et études.

Il faut que ça change !

Faire des études, obtenir un diplôme, est devenu une nécessité absolue pour réussir son insertion professionnelle. Il n’est pas normal que des étudiants en soient privés parce qu’ils n’ont pas assez d’argent.

Une exigence, l’allocation d’autonomie !

L’UNEF défend l’idée que chaque jeune, quelque soit son origine sociale, puisse se consacrer entièrement à ses études et à l’acquisition d’un diplôme de qualité. Ce droit aux études ne pourra être garanti que par une allocation d’autonomie, accessible à chaque jeune, et suffisante pour couvrir ses besoins.

Une première étape, changer les bourses et faciliter l’accès au logement !

Il est urgent de mettre fin au plus vite aux principales injustices que subissent les étudiants. D’abord l’Etat doit arrêter de favoriser les familles les plus riches pas des exonérations d’impôt ( appelées demi-part fiscale ) et reverser cet argent directement dans les bourses. L’UNEF revendique ainsi le changement du système de bourse ( pour qu’il soit accessible à un plus grand nombre d’étudiants, notamment les étudiants indépendants ), l’augmentation du montant des bourses et la construction de nouveaux logements du CROUS.

Une méthode, se rassembler pour se faire entendre !

Plus nous serons nombreux plus notre message sera fort. L’UNEF lance une pétition nationale pour l’amélioration de nos conditions de vie. C’est le premier pas pour l’ouverture de négociations avec le gouvernement. Ces négociations devront intervenir après les élections des représentants étudiants au CROUS. Nous devrons donc également être nombreux à porter le projet social de l’UNEF lors de ces élections, qui seront observées attentivement par le gouvernement.

SIGNE LA PETITION DE L’UNEF en cliquant sur ce lien http://l.unef.fr/dG