Le projet de réhabilitation de la cité universitaire de Cuques menacé par la politique de rigueur !

Mercredi 24 avril 2013 s’est tenu le conseil d’administration du Conseil National des Ouvres Universitaires et Sociales (CNOUS), opérateur public de la vie étudiante. Lors de ce conseil, un surgel de 20 millions d’euros destinés à des opérations d’investissement concernant le logement ou la restauration a été soumis au vote, dans une perspective d’économies budgétaires. Conscient des conséquences d’une telle décision pour les conditions de vie étudiantes, le conseil d’administration du CNOUS a décidé de rejeter cette demande gouvernementale. La balle est désormais dans le camp du premier ministre qui doit donner suite à ce vote par une annulation de ce surgel.

Plus de 300 chambres menacées dans l’académie d’Aix-Marseille !

Les 20 millions d’euros concernés par le surgel étaient destinés à engager des projets indispensables pour l’amélioration des conditions de vie étudiantes. En particulier, à Aix Marseille, ce sont plus 300 chambres qui devaient être rénovés et dont les travaux pourraient être annulés faute de moyens !

Le gouvernement ne pourra pas concilier austérité et amélioration des conditions de vie étudiantes !

Si le gouvernement décide de maintenir sa décision, il prendrait la responsabilité de mettre un coup d’arrêt aux efforts de construction de logements et aux réhabilitations d’anciennes cités universitaires, alors que seuls 7% des étudiants ont aujourd’hui accès à une résidence universitaire du CROUS. L’UNEF rappelle que l’objectif de construire 40 000 logements du CROUS ne sera jamais atteint si la politique de rigueur l’emporte sur les investissements sociaux.

Les étudiants de l’académie d’Aix-Marseille demandent une réponse au premier ministre !

Alors que le gouvernement avait pris des engagements importants, l’UNEF note que les arbitrages budgétaires du gouvernement se font au détriment des étudiants. L’UNEF exige le dégel des crédits d’investissements du CROUS d’Aix-Marseille, afin de pouvoir finaliser les projets de logement et de restauration. Si un poste de dépense doit être gelé cette année, ce sont les tarifs universitaires et non les investissements du CROUS.

L’UNEF avait déjà averti le gouvernement à Toulouse, lors du 83ème congrès, que si rien n’était fait pour améliorer les conditions de vie des étudiants, elle n’hésiterai pas à aller à la confrontation. L’UNEF demande au gouvernement de revenir sur cette décision en dégelant les crédits d’investissements des CROUS immédiatement. L’UNEF rappelle que les étudiants attendent toujours une augmentation de leurs aides à hauteur de 200 millions d’euros pour la rentrée !