Qu’est- ce qu’il se passe?

Dans le cadre de la loi de finances 2009, le gouvernement a décidé de baisser de 42% les financements pour les actions sur le conseil conjugal et familial. Ces financements seront purement et simplement supprimés dès 2010. La conséquence de ces restrictions budgétaires, dans l’immédiat, est la fermeture d’un tiers des accueils du Planning, et la disparition de très nombreux autres en 2010.

Le double discours du gouvernement

Alors que la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé depuis son arrivée qu’elle faisait de l’information sur la contraception une de ses priorités, avec notamment la campagne de l’INPES « La meilleure contraception, c’est celle qu’on choisit », le gouvernement envoie là un message bien inquiétant. Il assume aujourd’hui une décision qui asphyxie cette structure essentielle à l’information sur la sexualité, la contraception et l’avortement depuis sa création en 1956.

Les jeunes premières victimes de la décision du gouvernement

Chez les jeunes, qui découvrent leur sexualité, l’information sur la sexualité et la contraception est primordiale. Si demain la mission d’intérêt public du Planning familial ne peut plus être assurée, les jeunes, qui ont besoin de cette information au plus près de leurs lieux de vie et d’études, seront les premiers touchés.

Signez la petition de soutien

Les conséquences locales

Des subventions de fonctionnement insuffisantes pour assumer un loyer dans des locaux adaptés à son activité : le Planning Familial de Marseille a été obligé de fermer son accueil au public.
Ce sont 5 000 personnes qui passaient cette porte chaque année pour trouver une écoute, un conseil, un accompagnement sur les questions liées à la vie affective et sexuelle. Ce sont aussi 2 000 patientes qui venaient bénéficier d’un suivi gynécologique confidentiel et gratuit.

Depuis le 23 décembre elles trouvent porte close, et ce sont elles qui sont pénalisées.
Il est urgent que le planning soit relogé dans des locaux décents et adaptés à l’accueil du public.
L’existence même de ces permanences est menacée par la baisse nationale des crédits alloués par l’état à cette activité.

Signez la pétition pour la défense du Planning familial de Marseille