photo-20-novembre-2008Les étudiants rassemblés, à plus de 450, en Assemblée Générale lundi en fac de Lettres ont reconduit la grève dès le premier jour de reprise des cours. Les étudiants de la fac de Sciences de Saint Charles réunis à plus de 500 lundi en AG ont fait de même et ont également voté la grève et le blocage de la fac ainsi que la banalisation des cours pour la journée de manifestation du 05 mars 2009. Les étudiants de Saint Jérôme réunis en AG hier ont également voté la grève et le blocage de la fac pour le mercredi 04 mars 2009 et la banalisation des cours pour la journée de manifestation du 05 mars 2009.

Face à la pression sociale qui s’est organisée ces dernières semaines, le gouvernement a été contraint de faire des gestes en direction du mouvement social. Dans les universités, face à la forte mobilisation des étudiants et des personnels, le gouvernement a été contraint de concéder des premiers éléments de réponse.

François Fillon a annoncé que le gouvernement renonçait aux suppressions de postes dans l’enseignement supérieur en 2010 et 2011, et que le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs devait être entièrement réécrit. Ces premiers reculs du gouvernement sont des acquis de la forte mobilisation de ces dernières semaines.

>>Le renoncement aux suppressions de postes en 2010 et 2011 C’est un sérieux revers pour un gouvernement qui, depuis 2007, a fait de la question des suppressions de postes dans la fonction publique l’axe central de sa politique. C’est le seul secteur de la fonction publique, ainsi préservé à ce stade. C’est surtout la reconnaissance que l’encadrement des étudiants est insuffisant à l’université. >>La réécriture du décret de statut des enseignants-chercheurs Alors que Valérie Pécresse ne souhaitait faire que des aménagements à son projet très contesté, les discussions repartent à zéro sur le décret. C’est un désaveu pour Valérie Pécresse. Cela signifie que le texte sera entièrement réécrit, sur d’autres bases que celles actuellement contestées.

Cependant, ces réponses sont loin d’être suffisantes. L’ensemble des revendications portées par les étudiants n’ont pas été entendues. Le gouvernement doit désormais apporter des réponses aux revendications des étudiants sur : le renoncement aux 900 suppressions de postes en 2009, le retrait de la réforme du financement « à la performance », la lutte contre la précarité, la réforme de la formation des enseignants.

Les annonces faites la semaine dernière doivent nous servir de points d’appui pour continuer la mobilisation et obtenir de nouvelles avancées. Les journées de manifestations du 5 mars et du 19 mars seront l’occasion de faire entendre notre voix.