budget-en-baisseLes dépenses des étudiants augmentent de 3,2% cette année !

L’enquête de l’UNEF sur le pouvoir d’achat des étudiants et les conditions de la rentrée, réalisée pour la 5ème année consécutive, démontre que la situation sociale des étudiants continue de se détériorer et que leur pouvoir d’achat est en forte baisse : le coût mensuel de la vie étudiante, aides déduites, augmente de 3,2% en moyenne pour l’ensemble des étudiants, d’après l’analyse de l’évolution du « Panier de l’étudiant  ».

Les dépenses étudiantes sont cette années tirées vers le haut principalement en raison de la hausse des dépenses obligatoires, dont les dépenses de logement (loyer à Paris : + 8,3% ; loyer en province : +3,3% ) et les frais obligatoires décidés par le gouvernement (frais d’inscription: +2% ; cotisation à la sécurité sociale étudiante: +1,5% ; prix du ticket de restauration universitaire: +1,7%).
L’effet de ces hausses est accentué par le contexte de déflation (- 0,7% sur un an selon l’INSEE). La baisse de certaines dépenses dans le budget des étudiants du fait de la déflation (alimentation notamment) ne permet pas de compenser ces augmentations.


Septembre, le mois de toutes les galères sans bourse et sans aide au logement

Alors que l’année s’annonce difficile, c’est au cours du mois de septembre que se concentrent les difficultés financières pour les étudiants. Le coût de la rentrée est particulièrement lourd et varie de 750€ à plus de 2200€ selon les situations. Les difficultés liées à la recherche de logement à et aux frais d’installation. Alors que 75% des étudiants effectuent désormais leur rentrée avant le 15 septembre, ils n’ont droit à aucune bourse en septembre et ne bénéficient pas d’aide au logement le mois de leur installation.


L’UNEF demande à Valérie Pécresse des mesures immédiates pour faire face à l’urgence sociale

Alors que le président de la République déclarait en janvier que l’année 2009 serait « l’année de la vie étudiante », la rentrée universitaire sera placée sous le signe d’une précarité accrue des étudiants.

Alors que le montant des bourses pour 2009 n’est toujours pas connu, l’UNEF rappelle que la valeur des bourses a chuté de 3%   depuis 2001. Dans un contexte de crise économique, alors que les familles sur lesquelles pèse le financement des études vont rencontrer plus de difficultés et que trouver un travail à côté de ses études va être plus difficile, l’augmentation des renoncements ou des abandons d’études pour raisons financières est à craindre. Or, les étudiants sont les grands oubliés des mesures anticrises du gouvernement!

Malgré la demande de gel des dépenses obligatoires, Valérie Pécresse a fait le choix d’augmenter les frais d’inscription et du prix du ticket de restauration universitaire pour la rentrée. La Ministre dispose pourtant des leviers pour enrayer cette dégradation du pouvoir d’achat étudiant et pour donner aux étudiants les moyens de faire face aux conséquences de la crise.

Valérie Pécresse doit prendre toute la mesure de la dégradation de la situation sociale des étudiants. L’UNEF demande des mesures d’urgences qui prennent effet dès le mois de septembre :
-   une revalorisation du montant des bourses pour 2009 de 10%, afin de rattraper la baisse continue de la valeur des bourses depuis 2001 (-3%) et de permettre aux étudiants de faire face à leurs dépenses qui ont évoluées depuis cette période.
-    la création d’un 10ème mois de bourse en septembre pour les 500 000 étudiants boursiers qui doivent aujourd’hui faire face aux dépenses de la rentrée sans le moindre soutien de l’Etat.
-   la revalorisation du montant des aides au logement pour tous les étudiants, dont le montant n’a évolué que de 17 € depuis leur création en 1994 quand les loyers ont plus que doublé.

L’UNEF entend interpeller la Ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse sur cette situation lors d’une prochaine rencontre.