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Un coût de la rentrée insupportable pour les étudiants

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, l’UNEF a rendu publique l’intégralité de son enquête 2009 sur le coût de la vie étudiante et sur les conditions de la rentrée pour les étudiants. L’évolution des dépenses du « panier de l’étudiant » démontre que leur situation sociale continue de se dégrader en cette rentrée. Les dépenses sont principalement tirées vers le haut en raison de la hausse des dépenses de logement et de l’augmentation des frais obligatoires décidés par le Ministère de l’enseignement supérieur (frais d’inscription, cotisation à la sécurité sociale étudiante, prix du ticket RU…). Le coût de la rentrée varie ainsi de 613 € à 2225 € par étudiant selon les situations.
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Valérie Pécresse a signé la convention avec OSEO pour le lancement de prêts étudiants sans caution personnelle. Ces prêts avec intérêt garantis par l’Etat sont proposés en accord avec le groupe Banque Populaire et l’organisme de crédit Cételem.

Un dispositif moins bon que le précedent

Ce dispositif de prêt étudiant met fin aux prêts à taux 0 jusqu’ici proposés par les CROUS. Les « prêts Pécresse » auront des taux d’intérêt fixés par les banques sans contrainte et sans limite.

Chaque année, les contingents de prêts à taux 0 du CROUS n’étaient pas utilisés au maximum, preuve s’il en fallait que les étudiants refusent de s’endetter pour financer leurs études.

Une mesure inefficace et dangereuse pour la réussite des étudiants

Actuellement, seulement 3% des étudiants ont recours à une demande de prêts. En effet, peu d’étudiants souhaitent débuter leurs études en étant déjà « dans le rouge ». Lors de leur entrée dans la vie active, les jeunes font face à d’importance difficultés, enchainent les périodes de CDD, d’intérim et de chômage, et subissent une importante déqualification. Valérie Pécresse propose désormais d’ajouter l’endettement aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Face au surendettement qui frappe de nombreux foyers modestes, il est par ailleurs particulièrement choquant d’encourager aujourd’hui les plus jeunes à s’endetter.

Les étudiants attendent des réponses sociales

Les prêts ne sont pas la réponse que les étudiants attendent pour faire face à la dégradation de leur situation sociale. Les étudiants attendent une vraie politique d’aides sociales et non un droit à l’endettement. Par cette mesure, l’Etat ne saurait s’exonérer de ses responsabilités en matière de politique sociale en direction des étudiants. La ministre ne peut pas se défausser sur les banques.

Alors qu’en cette rentrée, les étudiants font face à une hausse du coût de la vie de 5,9% (loyers, frais d’inscription, produits alimentaires..) et à une détérioration de leurs conditions de vie, l’UNEF et les étudiants attendent de la part du gouvernement la mise en chantier d’un véritable « plan d’action sociale » pluriannuel (logement, aides directes…) incluant des mesures d’urgence pour faire face au coût de la rentrée : 10ème mois de bourse pour couvrir le mois de septembre, augmentation des aides au logement, versement des aides au logement dès le mois d’installation, gel des frais d’inscription.

L’UNEF n’acceptera pas que les prêts étudiants constituent la seule réponse du gouvernement à la dégradation des conditions de vie étudiantes.



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